21 août 2008
Communiqué
Ci-dessous, le communiqué tel que transmis aux membres du Conseil de l'Action sociale ce mercredi 20/8, et qui sera également diffusé comme communiqué de presse.
No comment !
Communiqué
Pour des raisons professionnelles momentanées, Jean-Pierre Legge, Président du CPAS d'Ecaussinnes, a décidé, en accord avec son groupe, de prendre un congé de 3 mois.
Vu l'incertitude politique qui plane actuellement sur Ecaussinnes et en raison de sa non disponibilité à court terme pour des raisons professionnelles, Thierry Severs, conseiller de CPAS ACE, estime n'être pas en mesure d'assumer l'intérim dans l'esprit qu'il conviendrait de le faire.
Le Président, en accord avec son groupe, désigne la conseillère EC+ Nadine Lepoivre comme Présidente faisant fonction.
23 mai 2008
Opposition constructive ?
Rectifications bien nécessaires !
Mes derniers articles ont pu faire croire que j'entamais une campagne anti-socialiste ! Rien n'est moins vrai. Mais voilà, il se fait que l'actualité politique à Ecaussinnes était largement due, ces derniers temps, à l'action du PS local (toute-boîte, discours du premier mai, sortie tonitruante au dernier conseil communal, ...).
Mes propos ont pu paraître durs, mais certainement moins que ceux tenus par les principaux acteurs socialistes qui sont intervenus récemment publiquement. Bien entendu, chacun a le droit de s'exprimer. En ce qui me concerne, je persiste et signe à propos de ce que j'ai écrit. Mais je peux comprendre que j'ai pu choquer certains militants qui ne se reconnaissent évidemment pas dans mes critiques adressées à certains barons du parti !
Mais voilà que le conseiller de CPAS Ph. Dumortier me donne à nouveau l'occasion de réagir, tant je ne peux rester sans réaction face à l'article publié sur son blog à propos du déficit de la maison de repos.
Apparemment très heureux de porter à la connaissance de la population écaussinnoise, dans les 24 heures de sa publication, le déficit de la maison de repos, PhD se perd néanmoins dans des explications plus que douteuses. Je vais me faire un plaisir de lui rafraîchir un peu la mémoire.
Je ne conteste pas le chiffre annoncé du déficit mais je dénonce les propos à tout le moins démagogiques qu'il en retire.
Pour diminuer un déficit, on peut essayer d'augmenter les recettes et bien évidemment de diminuer les dépenses.
Les recettes proviennent principalement de la participation financière journalière des résidents (de l'ordre de 30 à 35 euros par jour) et d'un financement INAMI très complexe dans son calcul.
Disons que ce financement est fonction du degré de dépendance des différents résidents. L'INAMI prévoit les cas O, A, B, C et CD. Un cas O (autonome) est moins financé qu'un cas A qui est moins financé qu'un cas B, lui-même étant moins financé qu'un cas C ou CD.
La maison de repos possède une partie MR (simple maison de repos) et une partie MRS (maison de repos et de soins). La partie MRS ne peut pas contenir de cas O et A. La partie MR peut par contre contenir tous les cas possibles. Un cas B en MRS est mieux financé que le même cas B comptabilisé en MR. Un cas B ou C en MR est bien mieux financé qu'un cas O ou A !
Pour augmenter les recettes, il serait donc facile de refuser l'entrée de résidents assimilés cas O ou A. Dès lors, sur la longue liste d'attente pour entrer au home, on ne puiserait que des cas au minimum B.
S'il n'y a pas de cas lourds écaussinnois en attente sur la liste, on pourrait systématiquement prendre des cas lourds non écaussinnois. Les personnes âgées de notre entité relativement autonomes (A ou O) n'auraient alors aucune chance de pouvoir entrer un jour au home ! Cette démarche est celle qui est favorisée dans un home privé ! Pas dans un home public dépendant d'un CPAS. Ce home est avant tout une institution au service des écaussinnois. Tel est le choix du conseil de l'action sociale même si le déficit s'en trouve aggravé !
Le plus gros poste de dépenses est sans conteste celui relatif à la masse salariale ! Pour permettre au home de remplir correctement sa mission, le Conseil de l'action sociale a procédé depuis son entrée en fonction à plusieurs engagements (personnel soignant, assistante sociale, personnel d'entretien ou administratif). Ces engagements ont été décidé à l'unanimité du conseil. C'est un peu facile par la suite de dire que le PS défend l'emploi (ce qui a effectivement été fait par le groupe PE) et en même temps de critiquer le déficit que cela engendre ! Un peu de bon sens et de cohérence SVP !
Dans la même lignée, Philippe Dumortier s'étend sur la mauvaise ambiance de travail qu'il y aurait au home suite à une accumulation de certificats médicaux et de vols perpétrés au sein de l'institution. D'abord je voudrais dire que ce genre d'information ne devrait pas être étalé publiquement. Mais ça c'est mon point de vue ! Mais ce que Phd oublie de préciser, c'est que :
le conseil du 21/5 a décidé à l'unanimité d'engager une infirmière 4/5 temps pour pallier à des absences répétées pour congé de maladie ! Là encore, cela aura un coût qu'il faut assumer de manière cohérente
- tous les conseillers du CPAS sont invités à participer à une réunion de travail ce lundi 26/5 destinée à l'ensemble du personnel du CPAS, organisée par les services de police et relative aux mesures à prendre pour éviter les vols tant au niveau de la vie privée qu'au niveau du travail
- à la demande de l'ensemble du personnel et de la CGSP, les absences pour cause de maladie seront bientôt soumises au contrôle médical. Le conseil a été informé que le dossier est à l'étude.
Les propos de Philippe Dumortier auraient gagné en crédibilité s'il avait eu l'honnêteté intellectuelle de préciser ces trois faits !
A propos des nominations potentielles au niveau du personnel, étant moi-même enseignant nommé, je ne suis bien sûr pas contre le principe des nominations. Mais il faut savoir qu'un membre du personnel nommé en congé de maladie de longue durée reste à charge du CPAS et pas de la mutuelle ! Le groupe PE est-il d'accord d'assumer ce coût supplémentaire qui grèverait encore un peu plus le budget sans crier au pillage des caisses tout en se faisant passer pour les grands défenseurs des nominations ? Question simplement posée !
Par contre là où je m'insurge en faux, c'est quand PhD prête à J-P Legge l'intention de diminuer le chauffage à la maison de repos. Si cette piste a bien été évoquée dans les propos du Président, c'est pour être aussitôt abandonnée principalement au vu de l'inconfort engendré et accessoirement au vu du peu de bénéfice rapporté !
Bien à vous.
25 juin 2007
6 mois déjà ...
Et au CPAS ?
Cela fait maintenant 6 mois que j'ai découvert la fonction de conseiller de CPAS. Comme je l'ai déjà dit, je trouve cela très enrichissant sur le plan humain.
Pour rappel, le conseil de l'action sociale est l'organe qui dirige le CPAS. Il est à ce dernier ce que le conseil communal est la commune. Le conseil délibère de tous les problèmes relatifs à la gestion du CPAS.
Il prend les décisions concernant :
- les budgets
- les axes de la politique sociale et d'intégration à mener
- la gestion du personnel du CPAS et de la maison de repos
- la gestion du patrimoine
- la passation des marchés
- le bon fonctionnement des services du CPAS et de la maison de repos
- l'organisation de services comme la distribution de repas chauds, les gardiennes encadrées, les ateliers de réinsertion
- etc....
Le conseil peut déléguer certaines compétences à des comités spéciaux. Ceux-ci sont constitués de membres issus du conseil.
Au CPAS d'Ecaussinnes, il y a les comités spéciaux suivants :
- comité spécial de l'aide sociale
- comité spécial de la maison de repos
- comité spécial de concertation Commune-CPAS
- comité spécial de la concertation syndicale
Ajoutez à cela le bureau permanent qui gère les affaires courantes d'administration.
Je suis membre du comité spécial de l'aide sociale qui prend les décisions concernant l'octroi des aides sociales ainsi que du comité de concertation Commune-CPAS.
Le conseil et le comité spécial de l'aide sociale se réunissent en moyenne une fois par mois chacun !
Je dois dire qu'au niveau du comité spécial de l'aide sociale on ne retrouve pas le clivage majorité/opposition. Chaque membre se prononce en âme et conscience car derrière chaque décision concernant un dossier, il y a octroi ou non d'une aide sociale. Les dossiers sont préparés par les assistantes sociales. Le comité se prononce sur les aides proposées (acceptation, refus, modification).
En général un conseil se déroule le soir de 19h30 à +- 23h et un comité spécial de l'aide sociale de 13h30 à +- 17h.
Un conseiller touche un jeton de présence de 111€ brut (même montant qu'un conseiller communal).
Personnellement, et ce sans vouloir dénigrer la fonction de conseiller communal bien évidemment, je me sens nettement plus utile avec un mandat de conseiller de CPAS.
Chaque conseiller participe aux débats, il en va de la qualité de l'action sociale mise en oeuvre au niveau de la commune.
Comme disait l'autre "Vous n'avez pas le monopole du coeur...". Autrement dit, chacun, indépendamment de ses opinions, se sent concerné par cette envie de vouloir bien faire dans le domaine de l'action sociale.