23 décembre 2008
Trève de Noël ?
Nouvel épisode dans la saga politico-politicienne écaussinnoise
Suite à la motion de méfiance collective avortée qui devait amener un nouveau pacte de majorité (PS-IC-CDH), tout le monde attendait la réponse officielle du ministre de l'Intérieur de la Région wallonne au courrier envoyé par quelques éminences écaussinnoises pour essayer d'obtenir des éclaircissements et gain de cause.
Pour rappel, le sujet de discorde porte sur la non signature de J. Dutrieux qui devait être présenté comme Bourgmestre en tant que candidat le plus populaire sur la liste ayant fait le plus de voix participant au nouveau pacte.
La réponse vient d'arriver, juste pour permettre à certains de ne pas forcément passer des fêtes de fin d'année l'esprit tranquille !
Que dit Courard en substance ?
Tout d'abord, il faut préciser qu'il s'agit de son avis, confirmé j'imagine par d'éminents juristes de son cabinet. Mais je rappelle quand même, qu'à un autre niveau de pouvoir, une brochette de ministres fédéraux nous ont bassiné les oreilles sur la légalité de l'opération "Fortis" avant de se faire débouter en appel ! Comme quoi, même à Ecaussinnes, la messe n'est probablement pas encore totalement dite !
Ainsi donc, pour P. Courard, la signature de J. Dutrieux ne serait pas obligatoire pour valider la motion de méfiance collective et le nouveau pacte de majorité ! Ce qui ne le dispense pas d'être désigné comme Bourgmestre.
S'il refuse de prêter serment, ce qui serait interprété comme un refus de devenir Bourgmestre, ce serait alors R. Dumortier (second score de la liste PE) qui serait désigné dans la fonction. Si J. Dutrieux accepte de jouer le jeu, il serait alors rapidement éjecté via une motion de méfiance individuelle au profit de son ancien ami et colistier R. Dumortier.
Là où le bas blesse, c'est que pour P. Courard le décret Viseur ne peut être appliqué à Ecaussinnes (comme prévu dans le scénario initial). En cas de démission collective du Collège avec R. Dumortier comme Bourgmestre, un nouveau Collège avec B. Bulteau à sa tête ne serait pas accepté par la tutelle.
C'est là que la situation devient politiquement pimentée !
La réponse du ministre n'est certainement pas celle attendue par le CDH, mais arrange bien le PS local. Attention, ceux qui penseraient que la position du ministre socialiste Courard, favorable au PS local, serait du parti pris ... non allez, je vous laisse juge ...
Le PS local est donc sur du velours. Bien joué !
Les mandataires socialistes, pour "le bien du citoyen", avaient accepté (trop contents de revenir au pouvoir après deux défaites électorales consécutives) de participer à une nouvelle majorité en laissant le poste de Bourgmestre à B. Bulteau. Cet accord était passé au prix du reniement de leurs engagements vis-à-vis de leurs anciens colistiers de PE et l'oubli des accusations d'incompétence et de dictature portées à l'encontre de l'actuelle Bourgmestre il y a quelques mois à peine (on se souvient de la sortie tonitruante d'un conseil communal) !
Aujourd'hui, je vois bien le PS, la main sur le coeur et toujours dans "l'intérêt du citoyen", proposer à ses partenaires CDH-IC de mettre sur pied la majorité imaginée début juillet. Avec comme différence de taille : le poste de Bourgmestre. De toute façon, "C'est le ministre qui ne veut pas de Bulteau comme Bourgmestre !". Comme ça tombe bien !
Du coté du CDH, la douche est plutôt froide ! Zut alors !
Que faire ? Accepter, car lancé dans une logique de changement de majorité, de se priver du poste de Bourgmestre si difficilement acquis ? C'était bien de donner des leçons de citoyenneté à J. Dutrieux parce qu'il ne voulait pas signer ... mais voilà, le vent a tourné. Le CDH pourrait être lui-même la cible de critiques. Pourquoi refuser de mettre en oeuvre une nouvelle majorité, pour "le bien des citoyens", sous prétexte de s'accrocher à son mayorat ?
A moins que, subitement et par enchantement, l'actuelle majorité pourrait finalement continuer à fonctionner ... permettant ainsi de sauver un poste de Bourgmestre ? Allez voir !
Quel dilemme ! Cornélien !
D'autres cas de figure peuvent sortir du chapeau. Pour le PS, incontournable en cas de changement de majorité, d'autres solutions sont possibles. Ils se disent ouverts.
Les semaines qui viennent risquent bien d'être encore bien surprenantes !
Attention ! Début janvier, le budget communal doit être voté ! On en saura plus sur la situation politique après ce vote important.
Bien à vous
21 décembre 2008
A propos de la crise ... le point de vue de R. Petrella
Un point de vue altermondialiste de la crise économique
Ce 15/12/2008, le PAC de Ittre organisait une conférence avec comme orateur principal Ricardo Petrella : économiste, sociologue, politologue et figure emblématique de l'altermondialisme.
Le sujet de la conférence portait bien évidemment sur l'actuelle crise économique.
En première partie, A. Laaouej, économiste à l'Institut E. Vandervelde (PS), a donné un point de vue technique sur les origines de la crise financière remettant fondamentalement en cause l'imposture des mythes fondateurs du libéralisme (je parlerais moi de néo-libéralisme) à savoir :
le mythe de l'autorégulation. Idée qui consiste à penser que les marchés s'autocontrôlent et ne peuvent dérailler de manière durable ! Ils possèdent une espèce d'intelligence propre et s'équilibrent par des contrôles réciproques !
le mythe que par nature l'Etat est inefficace et doit fournir des services minimum avec le moins de fonctionnaires possibles. Pouvoirs publics=valeurs négatives.
Pour Laaouej cette crise est avant tout une crise du libéralisme et de ses excès.
Pour Petrella, cela fait plus de 30 ans que notre société est porteuse de cette crise et que la pauvreté mondiale est en nette augmentation. Plus de 3 milliards d'humains vivent dans la pauvreté. Les dirigeants de notre planète ont annoncé depuis belle lurette que l'on ne pourra pas éradiquer cette pauvreté ! Quelle belle perspective !
Par contre, dans notre société, nous sommes devenus des hyperconsommateurs. Nous surconsommons des produits de plus en plus obsolètes (produits très vite dépassés ou usés qu'il faut remplacer).
Dans tous les milieux (politique, syndical, patronal, associations de consommateurs, ...) on ne parle que de "pouvoir d'achat". Il faut en fait comprendre "pouvoir de consommer"!
On a tout marchandisé ! Il faut payer pour tout. Les droits fondamentaux sont liés à notre "pouvoir d'achat": eau, santé, énergie, alimentation, ...
Ce n'est pas viable! On exclut les gens. On leur refuse d'avoir des droits s'ils n'ont pas d'argent. Une telle société est une société en crise.
Ce système d'hyperconsommation détruit tout :
- forêts
- fleuves et lacs
- mers
- sols. Il faut de la chimie pour les fertiliser
- air. On privatise l'air via des certificats d'émission de CO2 !
- ...
Alors que des milliards de gens vivent dans le dénuement le plus total depuis des décennies, "on n'était pas en crise". Pour nous, tout allait bien ! Maintenant que la crise financière est là et que nos revenus risquent de diminuer, alors "c'est la crise mondiale"!
Parce que le prix de l'énergie augmente "c'est la crise". Mais que des milliards de gens n'ont pas accès à l'énergie, à l'eau, ..."ce n'est pas la crise" !
Si des milliards de dollars ont été anéantis suite à des spéculations financières, cela fait longtemps qu'on anéantit la vie de milliards de gens !
"Cette crise financière n'est pas à plaindre ! C'est la vie des pauvres gens qu'il faut plaindre" dit en substance Ricardo Petrella.
Que nous propose-t-on ? Sortir de la crise financière actuelle pour en revenir à la situation de croissance qui fait notre richesse tout en laissant la moitié du monde dans la pauvreté. Mais "ils" pourront dire : "on est sorti de la crise!".
On a fait tourner la planche à billets, on a dépensé des milliards et des milliards de dollars pour combattre la crise financière et donner des liquidités aux banques ! Pour faire quoi ? Relancer la croissance et la consommation de choses inutiles et garder la moitié de la planète dans la famine. "On se moque de qui ?" insiste R. Petrella.
On nous dit "Sauvons nos emplois en combattant la crise financière". Mais cela fait des années que l'on délocalise, restructure et que l'on voit quand même nos emplois diminuer.
Pourquoi vouloir reconstruire comme avant alors que ce "avant" est mauvais ? Pourquoi reconstruire un tel système avec des banques mondiales requinquées qui ont plus de pouvoirs que les parlements ?
Y-a-t-il un avenir différent que celui du capitalisme ?
Pour Petrella, c'est ce système qui a tout détruit et on nous dit aujourd'hui "pas d'alternative au capitalisme". On a construit un système qui n'aurait pas d'alternative ! L'Etat doit seulement intervenir temporairement dans une sorte de capitalisme d'Etat pour mieux en revenir à un capitalisme pur et dur.
On nous dit que le désastre climatique et écologique ne trouve qu'une seule réponse : l'innovation technologique soutenue par les marchés et le capitalisme. Pour y arriver, il faut des liquidités ! Il n'y a pas de volonté de trouver un autre système :"Save the system !". On nous impose de transformer la crise en opportunité pour les capitalistes.
Il faut trouver un autre système. Transformons cette crise en opportunité pour transformer le monde !
Avant on disait : "Tu veux de l'emploi ou un jardin ?". Aujourd'hui, on a ni emplois ni jardins ! On a par contre créé les inégalités et le désastre écologique !
Construire un nouveau monde ?
Pour Petrella :
- Repensons les villes, lieu de vie. Rénovation urbaine et transports publics développés
- Repensons l'école, actuellement lieu de sélection
- Remettons en doute les principes de notre société et de notre économie
- Faisons fonctionner la planche à billets au profit de la vie ! Pas pour payer l'armement et garantir l'hyperconsommation.
Il faut :
- Contrôler les mouvements de capitaux au niveau mondial
- Créer une monnaie mondiale
- "Désarmer" les banques centrales indépendantes comme la BCE qui agissent sans rendre de comptes aux politiques élus démocratiquement
- Lever le secret bancaire
- Interdire les hedges funds qui sont des instruments de spéculations agressives
- ...
Pour Petrella, la décroissance c'est :
- Arrêter la croissance qui a amené la crise économique.
- Inventer une autre croissance favorable au monde entier (par exemple, l'accès à l'eau potable)
- Ne pas rester riche et fort au détriment d'une majorité de pauvres et de très pauvres
Une mauvaise croissance est une croissance qui profite aux détenteurs des capitaux plutôt qu'aux travailleurs et à la collectivité à qui appartiennent les matières premières et ressources utilisées.
Il y a de la place, selon Petrella, pour une croissance profitable à tous. Il faut envisager de produire un autre type de richesses compatibles avec une croissance utile. Des richesses non liées à l'hyperconsommation individuelle. Cela nécessite des changements collectifs. Il faut sacraliser la vie et pas les capitaux ! Il faut agir collectivement au profit de la vie : c'est possible !
Pour conclure son intervention, R. Petrella termina par un cinglant "Et vous de quel coté êtes-vous ? Du coté de la défense de votre seul pouvoir d'achat ?".
Bien à vous
16 décembre 2008
A propos de la crise ... le point de vue de Ph Defeyt
Un point de vue sur la crise économique
Le 20/11/2008, Ecolo Ecaussinnes organisait une conférence-débat sur la crise économique que l'on connaît actuellement. Cette crise semble s'installer de manière durable. Elle aura des impacts sur la vie de beaucoup de gens. La précarité va s'accentuer encore et encore.
Il me semble important de bien comprendre les tenants et les aboutissants de cette crise. Certains experts estiment qu'elle sera l'occasion de rebondir et de penser à changer nos comportements, voire notre société ! Puisque la crise est là, qu'on ne sait pas l'éviter, il est indispensable que l'on remette en question certaines valeurs admises depuis trop longtemps comme incontournables.
J'aimerais dans les semaines à venir m'attarder sur les raisons profondes et les conséquences de cette crise en m'inspirant bien évidemment de l'avis d'experts qui partagent des valeurs qui me sont chères !
Revenons en à la conférence. Invité : Philippe Defeyt, économiste, membre fondateur d'Ecolo, ancien député, actuellement Président du CPAS de Namur et président de l'Institut du développement durable.
Pour Ph. Defeyt, la crise économique actuelle était prévisible depuis longtemps. Elle est intimement liée à la crise financière, la crise sociale et la crise écologique. Ces crises forment un tout !
Le capitalisme est loin d'être mort, mais la conjonction de ces 4 crises est une fenêtre d'opportunité pour pouvoir changer les choses. Cette période ne va pas durer longtemps. Les dirigeants capitalistes, comme à chaque crise économique, tenteront de reprendre les rennes en main pour imposer leur modèle comme seul modèle possible.
Si l'origine de la crise économique actuelle est avant tout financière, il ne faut pour autant pas condamner définitivement les banques. Sans banques, selon Ph Defeyt, pas d'activités économiques. Elles jouent un rôle d'intermédiation. Seulement, elles doivent retrouver leur rôle initial de dépôts/crédits. Elles sont devenues principalement des banques d'affaires (cfr les subprimes). Il faut clairement séparer les activités des banques d'affaires des activités des banques classiques !
Le terreau de la crise actuelle est là depuis des années ! On est passé d'un capitalisme de management à un capitalisme financier. Au sein des entreprises, les postes de direction sont assumés par des financiers ! L'indicateur n'est plus la qualité du produit fabriqué mais la valeur de l'action ! Ces dirigeants sont d'ailleurs trop souvent payés en fonction des bénéfices dégagés par l'entreprise. D'où une volonté absolue, quoi qu'il en coûte, de dégager des profits astronomiques.
Ce capitalisme est donc devenu fou car il exige des rentabilités de 10 à 20%. La recherche de tels rendements est intenable. Cette cupidité est néfaste. Elle est source de restructuration, de délocalisation, de chômage et de précarité !
La crise trouve aussi ses origine dans l'ouverture des flux financiers et économiques au niveau mondial sans régulation sociale, fiscale et écologique. Il fallait harmoniser avant d'ouvrir les marchés. Maintenant c'est trop tard. L'idée que le privé va mieux réguler que l'Etat est un leurre. Trop d'exemples le démontrent. L'autorégulation n'a jamais fonctionné.
Aujourd'hui, on a sauvé (ou on tente de le faire) les banques. On n'essaye pas de changer le système.
Que peut-on faire ?
- Evolution sociétale. Ne plus penser à "Tout tout de suite".
- La crise est aussi une faillite morale. Il y a une diminution du capital social (relations entre les individus et les structures). Plus de confiance. On doit reconstruire ce capital social, ces relations de confiance.
- Sortir de l'obsession des chiffres de croissance économique à tous les niveaux.
Ph. Defeyt constate malheureusement que les gouvernements ont seulement essayé de sauver le système financier ! Il y a non assistance aux économies en danger. On va connaître un recul économique important inconnu depuis la guerre. Les pays agissent en ordre dispersé. Il faudrait une vraie relance européenne, mais il n'y a pas de réel gouvernement européen capable de piloter l'économie réelle.
Que peut-on faire au niveau wallon ?
- Eviter, au nom de la relance économique, de tomber dans le piège des aides financières qui favorisent uniquement les plus aisés (capables d'investir). Exemple. Est-ce un priorité de distribuer beaucoup d'argent public pour placer des panneaux photovoltaïques ? Les bénéficiaires profitent de primes, d'une diminution d'impôts et de certificats verts. Dans quelques années, une fois l'investissement amorti, ils profiteront d'électricité gratuite. Est-ce une mission de la région wallonne d'oeuvrer en ce sens ? Il y a mieux à faire avec cet argent : remettre en état nos écoles, isoler les bâtiments publics, ... ce qui serait probablement plus profitable à l'environnement.
- Développer une activité dans le domaine des transports publics
- Développer la biométhanisation de manière intensive.
- Investir dans la formation et l'enseignement
- ....
Conclusions de Ph Defeyt :
- On est autant en présence d'une crise morale que financière et économique
- Il y a une diminution du capital social
- La politique est nécessaire pour réguler
- Il faut relégitimer la sécurité sociale : "Il n'y a pas de meilleur investissement que de verser ses cotisations pour bénéficier demain d'une pension, de prestations sociales, ..."
Bien à vous.
05 décembre 2008
Quelques précisions ...
A propos du commentaire posté par Gaëtan (Voir message précédent)
Salut Gaëtan, merci pour ton commentaire posté à la suite de mon dernier message (Quel avenir ?).On peut en effet avoir des "étiquettes différentes" et quand même pouvoir dialoguer dans le respect mutuel !
Que faut-il penser de la situation politique actuelle à Ecaussinnes ? Chacun à sa propre vision des choses. J'aimerais donc commenter quelques passages du commentaire que tu as déposé.
Fallait-il inviter S. Deschamps à l'émission d'Antenne Centre comme tu le préconises ? Je crois que cela n'aurait rien amené de plus. S. Deschamps et B. Bulteau représentent le même courant : la frange de l'actuelle majorité qui voulait signer un nouveau pacte avec le PS. A quoi cela aurait-il servi d'avoir deux fois le même point de vue? Nous avions sur le plateau un représentant de chaque partie liée, d'une façon ou d'une autre, à l'imbroglio politique actuel.
En ce qui concerne la redistribution des compétences au sein du Collège, si on ne veut pas faire usage de la langue de bois, il faut bien reconnaître qu'il s'agit avant tout d'une réponse du berger à la bergère. "Vous avez voulu nous virer du Collège ? Ça n'a pas fonctionné ? Et bien maintenant vous allez voir ce que vous allez voir !"
Même s'il y avait des raisons pour ne pas être content de la politique culturelle mise en place par S. Deschamps (trop d'activités "one shot" assez superficielles, pas de projets durables sur le long terme), jamais cette redistribution n'aurait eu lieu si un projet de méfiance collective n'avait pas été initié ! C'est mon impression !
De plus, on a trop vite tendance à considérer que c'est Ch Hemberg qui dirige seule le Collège. Elle n'y représente jamais qu'une voix sur 6 ! En principe, 4 membres du Collège proviennent du cartel Ecaussinnes+ présenté comme un modèle d'équilibre politique à la veille des élections ! Prétendre, comme le fait la Bourgmestre, que Jauniau et Domange ont été endoctrinés par la 1ère échevine me semble un peu court !
Comme beaucoup, Gaëtan, tu fais référence aux voix de préférence de chacun des membres du Collège. Là où je m'insurge en faux, c'est quand on prétend, et c'est souvent le cas, que Ch. Hemberg ne représente que ses 118 voix de préférence. En tant que seule membre ACE au Conseil communal, elle représente les 634 voix obtenues par ACE. Prétendre le contraire est un déni de démocratie et un manque de respect pour les électeurs ayant porté leur choix sur liste ACE.
De la même manière, les 2804 voix de préférence de B. Bulteau et S. Deschamps (très beaux scores je le reconnais) ne représentent pas 2804 bulletins de vote ! La liste EC+ cumule 6488 voix de préférence réparties sur 2878 bulletins seulement (score réel de la liste)! Il faut comparer ce qui est comparable !
Si les échevins Jauniau et Domange ne pèsent que 537 voix, celles-ci ont quand même été déterminantes pour permettre à EC+ d'empêcher PE d'obtenir la majorité absolue ! Les IC et les CDH leur doivent aussi leurs mandats (et vice versa !).
A propos de la représentativité de Ch. Hemberg vis-à-vis d'ACE, je tiens à préciser que nous nous réunissons encore régulièrement pour discuter de dossiers jugés importants et donner notre point de vue. Elle a le soutien du groupe en ce qui concerne :
- la volonté de mettre en place une politique où l'intérêt général prime sur les intérêts particuliers
- l'exigence d'une bonne gouvernance
- le désir d'investir dans des infrastructures publiques profitant à un maximum de citoyens
C'est clair que nul n'est parfait et chacun a des défauts ! Pourquoi en serait-il autrement de Ch Hemberg ou de chacun d'entre nous ? Nous avons cependant trouvé, au sein d'ACE, une plate-forme commune d'options à défendre qui satisfait aussi bien l'a tendance libérale (Ch Hemberg) que la tendance écologiste d'ACE !
Quant au renforcement de l'axe libéral au sein du Collège avec l'arrivée de Nadine Lepoivre, je dirais avant tout qu'il s'agit d'un renforcement de EC+ (joke!).
Il faut rappeler que si Nadine Lepoivre est aujourd'hui Présidente ff du CPAS, c'est parce que j'ai décliné l'offre comme je m'en suis déjà expliqué en son temps. Il était évident que J-P Legge propose d'abord l'intérim à un de ses colistiers. Devant mon refus, alors que les démarches pour un nouveau pacte semblaient aboutir, il était évident qu'ACE propose le poste à une conseillère CPAS dont le mouvement MLE était invité, comme ACE, à rejoindre l'opposition ! C'était de bonne guerre !
Et maintenant, quel avenir ? Faut-il être optimiste ou pessimiste ? C'est clair que la situation n'est pas des plus idéales ! Tout cela va laisser des traces. Mais nous pouvons espérer, aussi bien au sein du Collège qu'au sein du Conseil, que des gens vont oeuvrer pour permettre à des projets utiles au plus grand nombre de voir le jour ! La crise économique semble s'installer de manière durable. Nous avons à y faire face avec nos faibles moyens au niveau communal !
De chaque crise, y compris de la crise économique et financière actuelle, doit surgir des changements qui vont dans le bon sens ! J'en vois déjà un concernant la crise politique locale : la fin de ces stupides cartels aux prochaines élections (du moins je l'espère). Le débat démocratique a tout à y gagner !
Bien à toi cher Gaëtan.
Bien à vous